Les jeux coopératifs et le développement des 4-6 ans

Les jeux coopératifs et le développement des 4-6 ans

Les jeux de société coopératifs, qui nous invitent à jouer ensemble pour réussir une mission plutôt que les uns contre les autres, ont des avantages qui parlent à de nombreux parents.

Le plus connu, c’est probablement cette notion de solidarité : ils fédèrent plutôt qu’ils ne divisent.

Mais il est intéressant d’aller plus loin. Au regard des connaissances sur le développement de l’enfant, on peut identifier des bénéfices qui correspondent aux différentes étapes de développement en particulier concernant le développement socio-émotionnel et la construction de l’identité.

Dans un précédent article, nous avons établi une liste des effets positifs de ce type de jeux en regard des différents points saillants du développement des enfants de 2 et 3 ans.

Alors qu’en est-il des 4-6 ans ?

Développer l’écoute de l’autre pour renforcer l’empathie

Nous vous en parlions récemment, les jeux coopératifs développent l’empathie.

Si l’on regarde les phases du développement entre 4 et 6 ans, on se rend compte que cette caractéristique est particulièrement pertinente à ce moment de la vie.
Entre 4 et 6 ans, un enfant prend conscience de ses propres émotions, et commence également à prendre conscience que les autres vivent aussi des émotions dans certaines situations. A cet âge, il est toutefois difficile de travailler sur cette prise de conscience lorsque l’émotion arrive.

A travers un jeu coopératif, l’enfant expérimente l’intérêt de tenir compte de ce que pense l’autre pour atteindre l’objectif. Par exemple dans Woolfy, plusieurs choix s’offrent aux joueurs : quel cochon va avancer, dans quel sens ? Chacun peut construire sa propre pensée et la partager pour faire comprendre aux autres sa stratégie. A force de ces expériences, l’enfant apprend l’écoute de l’autre, chemin indispensable vers l’empathie.

Développer la « co-construction »

Sur cette tranche d’âge, un enfant va développer sa pensée logique, puis argumentative.

Pour atteindre un objectif commun, comme c’est le cas dans les jeux coopératifs, il est nécessaire de partager cette pensée logique pour que chaque joueur participe à une stratégie commune. Ainsi l’enfant partage sa pensée logique et l’enrichit de celle des autres pour développer des premières co-constructions.

Autrement dit, il va apprendre à pouvoir intégrer également les ressources de celui qui est à ses côtés dans ses cheminements.

 

Conforter l’estime de soi

Vers 4 ans, l’enfant se construit aussi par la comparaison avec les autres, qui évolue ensuite avec le désir d’exceller, et souvent, la vantardise. C’est une phase de construction de l’image de soi et d’acquisition d’autonomie, d’indépendance, avec, vers les 6 ans, une dimension d’autocritique qui apparaît.

Un jeu coopératif nous apprend que nos forces et nos faiblesses sont complémentaires, car pour réussir, on utilise le meilleur de chacun, et on comble les faiblesses des autres.

Si l’on met cela en regard d’une phase de développement où l’on se construit comme individu différencié, on voit comment le jeu coopératif va permettre de construire ses propres différences de façon positive, non pas tant dans la comparaison de « ce que j’ai que les autres n’ont pas », ou de « ce en quoi je les bats », mais dans le positif (en plein, et non en creux) : « ce en quoi mes différences sont valorisantes et ont du bon. »

 

Se construire un imaginaire « bienveillant »

Au début de cette tranche d’âge, vers 4 ans, l’enfant est friand d’histoires et découvre l’imaginaire ; c’est un support pour expérimenter sa capacité à faire face à des situations inconnues ».

Or tout jeu est précisément à la jonction entre le réel et l’imaginaire : bien que dans des situations fictives, l’enfant est amené à agir concrètement pour évoluer dans ses situations. C’est à la fois sécurisant, car la situation est fictive et il est toujours possible de recommencer et exaltant car la situation est inconnue et l’enfant apprend la joie de l’aventure. Dans un jeu coopératif, le contexte d’entraide entre les joueurs permet d’associer succès avec partage. Parfois (souvent ?), même dans un jeu coopératif, le conflit et l’adversité émerge (par exemple lorsque chacun veut proposer SA stratégie), et constitue également un apprentissage important : les enfants doivent apprendre à le dépasser s’ils veulent gagner (au contraire du jeu compétitif ou le conflit peut rester non résolu !)

 

D’une manière générale, c’est une phase du développement où la socialisation prend une place importante. Comme nous l’avons dit plus haut, les jeux constituent des situations « imaginaires » qui permettent a l’enfant d’explorer en toute sécurité et à l’infini (par la répétition) les solutions à trouver… en groupe !

Posted on 02/03/2018 Home, Actualités 0 1295

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