4 forces inattendues développées par les jeux coopératifs

4 forces inattendues développées par les jeux coopératifs

Cela ne fait aucun doute, les jeux coopératifs développent la solidarité.

Il s’agit du premier objectif de nombreux joueurs habitués aux jeux « traditionnels » qui s'essaient aux jeux coopératifs : passer d’une vision individualiste à une vision d’équipe, de groupe.

Puis ils se rendent compte que ces jeux sont porteurs de bien d’autres enseignements, tout aussi bénéfiques pour le développement de l’enfant (ou de l’adulte !)...

1. L’écoute

Au risque d’en décevoir certains, il nous faut préciser : aucun jeu coopératif ne pourra améliorer votre ouïe. Ni développer votre oreille musicale. Quoique… :)

En revanche, prévoyez des effets positifs sur vos capacités d’écoute. Ceux qui connaissent bien les jeux coopératifs savent que les décisions se prennent ensemble pour maximiser les chances de gagner. Les divergences d’idées, les multitudes d’intelligences enrichissent les possibilités mais cela passe par l’écoute de chacun.

A force de jouer, on expérimente que l'écoute des autres idées enrichit le jeu et permet d'améliorer les résultats... l'expérience du jeu coopératif développe donc l'attention aux autres.

Un exemple ? Oui !

Dans le jeu Vitality, les joueurs se mettent d'accord sur une réponse à un quiz avant de vérifier la réponse à l'aide des lunettes décodeuses. Au programme, riches débats qui constituent tout l'intérêt du jeu !

2. La vision Gagnant-Gagnant

Les situations où tout le monde sort gagnants sont plutôt rares dans notre quotidien. Ni dans nos histoires (que ce soit Cendrillon ou James Bond, on retrouve au final des perdants et des gagnants). Ni dans nos sports (de la pétanque au rugby, on échappe rarement au trophée). Ni dans notre culture (même si les choses évoluent !).

C’est là que les jeux coopératifs introduisent une nouvelle vision : une vision gagnant-gagnant. Le but étant d’atteindre ensemble un objectif commun, il n’y a en général pas de perdants. Les expériences de jeu coopératifs façonnent ainsi différemment notre perception du monde : on peut tout en aidant les autres, tout en coopérant, gagner et avancer.
On peut moduler ce constat : dans certains jeux coopératifs, on joue contre un méchant (comme des fantômes) par exemple. Dans ce cas, il existe bien, au terme de la partie, un côté gagnant et un côté perdant. La vision gagnant-gagnant est donc vraie à l’échelle de l’équipe uniquement. Mais il existe de nombreux jeux sans "méchant", où le but est plutôt de débloquer une situation ou de rechercher un équilibre (créer ensemble un magnifique feu d’artifice par exemple dans Hanabi).

Reste une question fondamentale : Est-ce que la vision gagnant-gagnant est toujours la meilleure ? Pour beaucoup, c’est une clef de l’épanouissement personnel. L’observation suggère en effet que l’on est en réalité bien plus efficace lorsqu’on recherche des solutions gagnant-gagnant que lorsqu’on adopte une vision gagnant-perdant. C’est ce que révèle Stephen R. Covey  dans son best-seller : "Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu'ils entreprennent", qui décrit très bien les avantages insoupçonnés de la vision gagnant-gagnant.

Quoi qu'il en soit, la compétition existe belle et bien et est certainement nécessaire a la construction de l'individu mais elle est surdéveloppée dans la société actuelle (école, environnement professionnel, sports, loisirs...) 

Un exemple ? Oui !

Dans Même pas peur, chaque joueur retourne simultanément une carte "chevalier" et le chevalier le plus fort part affronter un ogre, une sorcière ou autre créature. Pour aider le téméraire chevalier, les autres joueurs peuvent lui prêter des équipements comme un bouclier ou un anneau magique. Au début, il peut être compliqué pour les enfants de prêter leurs équipements aux autres chevaliers puis ils se rendent compte qu'ils ont beaucoup plus de chances de gagner la partie de cette manière. Ce jeu est intéressant car il part d'un modèle de jeu compétitif (la bataille) et transforme la façon de jouer pour développer la vision gagnant-gagnant.

3. L’empathie

Pour que l'équipe puisse remporter la partie, les joueurs ont parfois besoin de se mettre dans la peau les uns des autres. Le plus souvent, il s’agit de tenter de deviner comment l’autre pense, comment il fonctionne, pour se rapprocher d’un but commun. Tout en jouant, on apprend ainsi a mieux se connaître et se comprendre.

Un exemple ? Non ! Deux exemples

Dans le jeu primé Mysterium, celui qui joue le fantôme communique avec les vivants en leur envoyant des évocations (des images) pour leur faire comprendre comment il est mort et retrouver ainsi la paix. De leur côté, les joueurs vont se mettre à la place du mort et se demander : "Qu'a-t-il voulu me dire avec cette évocation" ?
On peut de nouveau citer le jeu primé Hanabi. Ici, le but est d'arriver à construire le plus beau feu d'artifice. Mais voici la difficulté : les joueurs tiennent leurs cartes à l'envers, et voient uniquement les cartes des autres. Chaque joueur va donc se mettre à la place des autres joueurs et réfléchir à l'information qui les aiderait le plus pour atteindre l’objectif commun.

4. La compréhension des complémentarités

Qui se ressemble s’assemble ? Peut-être, mais alors attention, qui se ressemble trop ne gagne pas forcément ! En fait, les jeux coopératifs révèlent vite une chose : les équipes qui fonctionnent le mieux rassemblent souvent des personnalités très différentes. En comprenant les atouts et les faiblesses de chacun et en apprenant à voir et à utiliser leur complémentarité, on peut bien souvent aller plus loin. D’ailleurs, à bien y réfléchir, cette histoire de complémentarité doit aussi nous apprendre des choses sur la valeur de la différence en général ;).

Un exemple ? Oui !

Une belle illustration avec Pandemic, le jeu coopératif le plus célèbre ! Les joueurs doivent s’allier pour stopper une épidémie mondiale. Chacun à un profil différent : "le médecin" soigne très vite un pays, mais se déplace plutôt lentement, "le scientifique" peut créer des vaccins plus rapidement que les autres, etc. Et forcément, pour gagner la partie, il faut savoir jouer avec ces complémentarités et en tirer le meilleur.

Posted on 15/09/2017 Home, Sélection de jeux, Actualités 0 1808

Laisser un commentaireLeave a Reply

Vous devez être connecté pour publier un commentaire.

Rubriques du blog

Derniers commentaires

Recherche sur le blog

Articles en rapport

Précédent

No products

To be determined Livraison
0,00 € Total

Commander